Le 20 mai dernier, deux adolescents victimes d’une tentative de racket se voyaient refuser un dépôt de plainte à la police de Mons sans prise de rendez-vous (voir article).
Lors du Conseil communal de ce 23 juin, j’ai interrogé le Collège à propos de cette situation qui a provoqué légitimement colère et incompréhension.
Voici la réponse reçue :
- Le système de prise de rendez-vous pour dépôt de plainte a été mis en place pour éviter les interminables files d’attente qui existaient auparavant. En parallèle, les agents de police disposaient d’une marge de manœuvre pour recueillir des plaintes sans rendez-vous sur base d’appréciation personnelle.
- Dans ce cas précis, il y a eu une erreur de jugement. La plainte aurait dû être prise directement. A la fois pour accompagner correctement les victimes mais aussi pour se donner une plus grande chance de retrouver les auteurs des faits. Cet incident a été celui de trop. C’est pourquoi il a été demandé au chef de corps de la police de revoir le dispositif.
- Très concrètement, dès le 1er juillet, il sera désormais possible de déposer plainte sans prise de rendez-vous dans les 4 commissariats de la zone de police (Mons, Jemappes, Havré et Quévy). Des plages spécifiques seront ouvertes pour cela. Evidemment, le dépôt de plainte sur rendez-vous restera possible.
C’est une bonne nouvelle qui rend notre police locale plus accessible avec un dispositif qui s’adapte aux victimes et non l’inverse.
